Vive la culture numérique !

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Rêver en numérique

La Médiathèque de Vaise (Lyon 9e) organise, du 3 au 6 décembre prochain son premier festival numérique sous le titre Rêver en numérique. Spécialisée dès son origine dans le domaine des arts vivants, la médiathèque s’ouvre ici à un nouveau pan de la création contemporaine. Cette semaine sera l’occasion de mettre à l’honneur les nouvelles technologies, dans une volonté de permettre à tous les publics d’avoir accès à ces formes de création innovantes.

hip hop et art numérique, copyright Clémence Richier

///// --- Rêver, créer, expérimenter ...

A une époque où il est parfois difficile d’échapper à toutes sortes de tracas, la médiathèque vous propose une parenthèse onirique, une bulle festive remplie de découvertes et d’expériences surprenantes. En laissant une large place à la création, le festival propose ainsi de retrouver l’esprit d’enfance et la capacité de s’étonner, de s’émerveiller.

Vous avez toujours rêvé d’avoir de supers pouvoirs ? Pendant quatre jours, nous vous invitons à réaliser vos rêves les plus fous. Un programme concocté sur mesure, pour toutes les tranches d’âge vous attend, entre ateliers, conférence, résidence et concert. Vos bibliothécaires, quant à eux, ne seront pas en reste : vous pourrez découvrir leurs coups de cœurs sur le thème du festival en forme de QrCodes... Enfin, des siestes musicales vous seront proposées et vous permettront également de rêver, en toute tranquillité...

///// --- Spectacles, conférences, ateliers numériques

Retrouvez l'ensemble de la programmation du festival Rêver en numérique sur cette page de notre agenda en ligne. Parmi les festivités : conférence Jeudi 4 décembre à 19h du FabLab lyonnais, La Fabrique des Objets libres autour de limprimante 3D, démonstration à l'appui, mais aussi ...
des ateliers piano bananes avec les Makey Makey
des applications iPads autour du rêve
un atelier de lutherie numérique
des concerts d'objets et du hip hop numérique !!
......................................................

///// --- Ateliers gratuits sur inscription !!
Renseignements et inscription au 04 72 85 66 20.

C'est la rentrée dans vos espaces numériques

logo espaces numérique


Si parmi vos bonnes résolutions de rentrée vous souhaitez vous initier ou approfondir vos connaissances du numérique, nos espaces vous accueillent pour les réaliser pas à pas. Pour cela deux possibilités complémentaires (gratuit sur inscription) :
  • L'autoformation en informatique, langue, code de la route ... : vous établissez un programme avec les animateurs et faîtes le point régulièrement avec eux entre apprentissage et pratique.
  • Les ateliers collectifs : pour débuter et progresser, consulter l'ensemble des activités qui paraît tous les deux mois. Voici une petite sélection :
Débuter c'est facile

  • Le Pass numérique organisé au 4e Croix-Rousse et au 5e Point du Jour vous permet en 4 sessions d'aborder le fonctionnement de l'ordinateur, le traitement de texte, Internet et la messagerie électronique.
  • Tablettes, smartphones, mode d'emploi : si vous souhaitez découvrir les supports tactiles en toute décontraction, deux ateliers Ipad sont prévus au 7e Jean Macé et la Part-Dieu.
  • Le 7e Jean Macé organise également un atelier découverte pour découvrir les activités disponibles avec le WiFi de la Bibliothèque avec votre tablette-smartphone.
  • Et toujours : des ateliers débutants sur la navigation Internet, la découverte de l'ordinateur ....
Des ateliers pour et sur les ados
  • Dans le cadre de la commémoration de la guerre 14-18, un atelier camouflage vous fait découvrir au 4e Croix-Rousse l'univers des tranchées
  • Vous aimez lire des romans, des bandes-dessinées ? Venez à la Part-Dieu raconter en une page de BD un livre que vous avez aimé et souhaitez faire découvrir aux autres participants !
  • Le 7e Jean Macé vous propose de discuter de la pratique des adolescents sur Internet : j'accompagne mon ado, c'est aussi un moyen de découvrir son univers et de mieux le partager.
La semaine bleue

logo Du 13 au 19 octobre prochain, la Semaine bleue permet aux seniors de découvrir de nouvelles activités près de chez soi. Cette semaine le thème est à tout âge : créatif et citoyen. Les espaces numériques vous proposent : tablettes tactiles, musique, montage vidéo, quizz, blog culinaires ...

Il y en a pour tous les goûts !!!

La Bibliobox

Venez découvrir du mardi au samedi la Bibliobox installée à l'espace numérique de la Part-Dieu, un nouveau procédé pour échanger des documents libres de droits !

Une balade dans le quartier de la Part-Dieu en HTML

Suite à une initiation avec la fondation Mozilla à son nouvel outil en ligne Webmaker (voir le reportage sur le premier atelier d'initiation à l'HTML), l'espace numérique de la Part-Dieu a organisé le 20 juin dernier un atelier de création de roman photo à partir des photos réalisées pendant les balades urbaines organisées par la Documentation Régionale de la bibliothèque.

Une balade nocturne dans le quartier de la Part-Dieu

Des visites du quartier de la Part-Dieu ont été organisées en partenariat avec l'Association Science et Art lors de la Nuit en bibliothèque, l'événement organisé le 13 juin dernier. Les visiteurs bénéficié de l'atmosphère particulière de la nuit tombante pour découvrir des aspects inédits du quartier de la Part-DIeu avec les bibliothécaires. Les participants ont pris réalisé des photographies de chaque visite en vue de réaliser un roman photo à partir de leur balade : l'ensemble des prise de vues a été posté sur un album Flickr dédié à la balade nocturne. Ce fut l'occasion d'initier les participants aux licences libres ainsi qu'au droit à l'image puisque des personnes ne souhaitaient pas apparaître sur certaines photographies. D'un commun accord entre photographes et personnes photographiées, certaines images n'ont pas été mises dans l'album. Les auteurs ont également accepté d'associer les images à une licence libre afin qu'elles puissent être réutilisées et publiées lors de l'atelier.

roman photo de Carole avec thimble


Valoriser les photos avec un roman photo

Les participants à la balade qui le souhaitaient pouvaient participer à un atelier visant à utiliser les photographies pour raconter une histoire exposée sur Internet. Les animateurs de l'EN ont choisi Thimble de Webmaker pour fabriquer les romans photos tout en les exposant, mais aussi pour utiliser cet outil de création comme support d'initiation au codage HTML. Seul prérequis pour les participants :savoir sélectionner, copier-coller et s'intéresser s'intéresser à l'envers du décor d'Internet.

Le modèle que nous avions traduit et adapté sur Thimble a été réutilisé pour l'atelier. Chaque participant a tout d'abord sélectionné 6 images sur parmi celles postées sur l'album FlickR et imaginé son histoire en supprimant et ajoutant les légendes et bulles de dialogue. Les participants a l'atelier ont découvert les subtilités du HTML pour intégrer une image déjà présente sur Internet, pour la légender, positionner les éléments du roman photo ... Une recette de cuisine où l'essentiel est dans la dégustation !! Petite déception toutefois : l'atelier était un peu court pour aborder pleinement toutes les subtilités du modèle, nous conseillons un atelier de 3h minimum.

Découvrez les romans photos créés par : Vous remarquerez que les histoires réelles ou imaginaires donnent un autre point de vue sur les images comme sur la balade !

Découvrez la Bibliobox de l'EN Part-Dieu

logo bibliobox bmlLe 26 avril dernier, L'espace numérique Part-Dieu recevait Pierre-Yves Gosset de l'association Framasoft pour inaugurer la première Bibliobox de la Bibliothèque municipale de Lyon. Une douzaine de personnes à la fois professionnels du numérique et usagers de la bibliothèque ont assisté à la conférence et à la présentation de ce nouveau mode de partage de la culture libre en mode WiFi.
(Pour en savoir plus sur ce qu'est la bibliobox, voir notre précédent article)


Qu'est-ce que la culture libre ?

Pierre-Yves Gosset a tout d'abord défini la culture libre et rappelé ses enjeux notamment par rapport aux productions et outils propriétaires, c'est-à-dire protégés par le droit d'auteur et contraints techniquement pour des raisons souvent commerciales (les fameux DRM par exemple). La culture libre évoque la liberté de découvrir, d'explorer, de modifier et de partager. On comprend vite en quoi le libre favorise l'accessibilité au savoir, à l'information, à la création, à la production, des enjeux qui sont évidemment au cœur des missions de bibliothèques publiques. Pour citer Pierre-Yves :

« on ne tombe pas dans le domaine public, on s'élève par le domaine public »


Mais le libre n'est pas synonyme de gratuité et Pierre-Yves a justement rappelé qu'il y a un modèle économique généré par le libre et une autre démarche dans la propriété : on peut ainsi être l'auteur d'un logiciel libre qui sera mis en valeur et vendu par d'autres. Parmi les exemples rappelés Pierre-Yves a différencié le libre et la libre diffusion. Ainsi les licences libres qui contraignent la diffusion, la commercialisation ou la modification sont des restrictions au libre selon lui. On parle alors d’œuvres de libre diffusion.
Retrouvez ci-dessous la vidéo et transcription textuelle de la conférence donnée pour l'APRIL aux RMLL 2012.

Quel est l'intérêt de la Box ?

La Bibliobox de la BmL se veut avant tout un moyen de valorisation et d'échange entre bibliothécaires et usagers, sachant qu'il s'agit d'une expérimentation et que par définition tout est à développer, à modifier, à améliorer ...

vue du public lors de l'inauguration de la bibliobox

1 – Rendre visible l'invisible

La culture libre disponible sur le net est vaste, ne serait-ce sur des bibliothèques numériques gérées par des institutions ou par des collectifs de promotion du domaine public. Malheureusement ces ressources ne sont pas toujours connues des internautes : nul doute que parmi les usagers qui fréquentent quotidiennement la Bibliothèque de Lyon peu savent que Numelyo existe. D'autres ressources comme archive.org sont très riches mais il n'est pas toujours simple de se repérer. Nombreux sont les internautes qui publient sur leur site une sélection thématique après avoir passé du temps sur le portail à chercher des films, sons ou textes numériques. C'est aussi un plaisir de les présenter aux autres internautes.

Dans ces deux cas la Bibliobox permet de faire des sélections documentaires et surtout valoriser des ressources et leurs sources.

2 – La bibliothèque comme lieu d'échange

La bibliothèque permet aux usagers de disposer de ressources sélectionnées par les bibliothécaires. Grâce à la Bibliobox, les usagers peuvent à leur tour faire découvrir des œuvres libres qu'ils ont eux-mêmes créées ou découvertes en les déposant dans la boîte. Le fait que le contenu ne soit disponible que sur place n'est pas anecdotique : le partage se fait en direct dans le même lieu et on espère qu'il sera propice à la discussion. On peut imaginer une conférence, un concert, une présentation d'artiste avec des documents prêts à être récupérés.

Que trouve-t-on dans la Box ?

Pour l'inauguration nous avons fait une sélection de ressources classées par dossiers : cartes postales avec des vues anciennes de Lyon tirées de Numelyo, musiques libres, films tombés dans le domaine public, œuvres crées lors d’ateliers numériques … Chaque dossier contient un document explicatif décrivant les œuvres et les sites qui les hébergent pour aller découvrir à son tour … Ce document est en format PDF et doc afin d'être accessible pour les lecteur d'écran.

vue du contenu de la bibliobox

Le danger est en effet de n'avoir que les documents sous forme de fichier et plus du tout ce que Pierre-Yves qualifie de métadonnées c'est-à-dire les données qui y sont associées (nom, source, auteur …). Sans ces métadonnées il est difficile de retrouver l'origine et le contexte du document. Voici les documents explicatifs de la box :

Les usagers peuvent également déposer des fichiers qui respectent un certain nombre de conditions selon une charte d'utilisation (ici en pdf et en doc). Lors de l'inauguration, l'un des participants qui n'est autre que Denis Pansu de la FING a été le premier donateur avec un ouvrage en licence de libre diffusion 3.0 également présent dans nos collections : De la sérendipité dans la science, la technique, l'art et le droit de Pek van Andel & Danièle Bourcier.

Plus récemment, un(e) fan de pop coréenne a déposé l'image (malheureusement protégée par le droit d'auteur) de la mascotte d'un fameux boys band. Nous n'avons que l'image sans commentaire, mais une recherche via les propriétés de l'image nous a permis de découvrir le fascinant monde de la K-pop et de faire un petit rappel pédagogique sur le droit d'auteur que nous avons affiché en salle et mis dans la boîte !

Des footballeurs, des pixels, des cubes, de l’art….

Les jeunes footballeurs s’initient à l’art numérique à la bibliothèque

les ados de l'AS Duchère à l'espace numérique

L’AS Lyon Duchère, club de football dont la réputation n’est plus à faire, amène les enfants et adolescents qui y sont inscrits vers d’autres activités durant les vacances scolaires. Cette année, le thème retenu était l’art. Le Musée d’Art Contemporain et la bibliothèque de la Duchère ont été associés à ce projet. Deux groupes de 11 adolescents entre 13 et 14 ans, encadrés par quatre éducateurs sportifs, ont été reçus à la bibliothèque par l’animatrice numérique et la médiatrice culturelle pour participer à des ateliers durant les vacances d’octobre et de mars.

participant à Minecraft

participant à Minecraft

Deux objectifs on été fixés : initier ces joueurs à l’art numérique et leur faire revisiter une œuvre de manière collective avec Minecraft. C’est Guernica de Picasso qui a été investie.

Art numérique, Pixel art, Mario, Homer…

Au mois d’octobre, après avoir été accueillis la veille au MAC, les jeunes sportifs se sont retrouvés à la bibliothèque de la Duchère. Un premier atelier a permis de les questionner sur l’art numérique et de les sensibiliser en leur projetant des vidéos telles que Forms de Memo Akten et Quayola qui a obtenu le prix 2013 du festival autrichien Ars Electronica. Ont été également abordées, les notions de programmation, de code informatique, d’images numériques de pixels.

Toute l'équipe concentrée sur Minecraft et Picasso

Ils ont ensuite exécuté leurs premiers pas d’artistes en en appliquant la technique du Pixel art sur Minecraft qui est un des outils favoris des animateurs de la bibliothèque en termes de médiation. Ce jeu vidéo est aussi reconnu en tant qu’œuvre d’art depuis qu’il a fait son entrée dans les collections du Musée d’Art Contemporain de New-York, en juillet dernier (lire à ce sujet l'article Minecraft : un art ? sur le site de la communauté Minecraft). Il permet, de positionner des cubes de la même façon que des pixels pour créer des formes, mais en 3D ! Les joueurs s’y sont exercés avec des modèles simples comme Mario ou Homer Simpson.

Picasso peint Guernica, l’A-S Duchère s’en inspira

le cri extrait de Guernica
le taureau extrait de Guernica
Au mois de mars, au cours d’un deuxième atelier, la vie de Pablo Picasso et l’histoire de Guernica on été présentés aux jeunes artistes. Ils s’y sont montrés très sensible ainsi qu’à la valeur pécuniaire que ses tableaux représentent. Ils ont ensuite relevé le défi de avec brio « re-créer » Guernica en équipe, chacun d’entre eux créant un des personnages ou une partie des corps figurant dans l’œuvre.

homme de paix extrait de Guernica
homme couché extrait de Guernica
C’est l’occasion d’adresser un clin d’œil à Julien Devriendt, responsable de l’espace numérique des Ulis. Dans son article Le jeu vidéo et le projet d’animation, il part de la question « pourquoi aller jouer aux jeux vidéo en bibliothèque » et compare cette activité à la facilité d’attirer un public adolescent autour du football. Il explique que c’est « l’expérience du jeu » et non le jeu lui-même qui est essentielle. La bibliothèque a ainsi proposé à ces champions en herbe, non pas de tuer le dragon du Nether (l’un des buts ultimes de Minecraft) mais de participer à une nouvelle expérience de ce jeu en devenant créateurs numériques d’une œuvre collective.

fantôme extrait de Guernica
main extrait de Guernica

Inauguration de la Bibliobox à l'espace numérique de la Part-Dieu avec Framasoft

Qu’est-ce que la Bibliobox ?

Photo de bibliobox dans un livre par Sylvain Naudin Inspirée par le mouvement des radios et de la culture libre, la Bibliobox est un espace de partage de fichiers numériques en OpenSource qui permet à chaque utilisateur connecté au réseau WiFi de la Bibliobox d’accéder à son contenu mais aussi d’y déposer ses propres fichiers.

Toute personne munie d'un ordinateur, tablette, smartphone ... présente dans la pièce où se trouve la Bibliobox peut donc accéder à son contenu via le réseau WiFi.

Que trouve-t-on dans la Bibliobox ?

La Bibliothèque municipale de Lyon vous propose de découvrir des contenus culturels libres de droit et gratuits, légalement téléchargeables et diffusables :
  • Les bibliothécaires et animateurs numériques vous proposeront une sélection de documents numériques liée à une programmation culturelle (expositions virtuelles, créations d'ateliers à la bibliothèque, documents de la bibliothèque numérique Numelyo ...)
  • Les visiteurs pourront déposer des fichiers libres de droits qu'ils souhaitent faire découvrir au public en respectant une charte d'usages présente dans la box mais aussi affichée dans la salle où elle se trouve.
Mise à jour : découvrez le compte-rendu de la rencontre avec Framasoft !

N'hésitez pas à demander aux bibliothécaires et animateurs présents en salle pour en savoir plus sur la charte, les conditions d'utilisation de la Bibliobox et les contenus libres de droits.

Inauguration de la Bibliobox samedi 26 avril !!

affiche open tour
Nous vous proposons de découvrir comment fonctionne la Bibliobox le samedi 26 avril de 14h à 16h à l'espace numérique de la Part-Dieu. Nous invitons l'association Framasoft qui oeuvre dans la promotion de la culture libre à présenter des logiciels et contenus libres. Vous pourrez bien sûr découvrir le contenu libre de la Bibliobox qui restera stationnée à l'espace numérique.

Pour faciliter l'organisation, merci de vous inscrire dès aujourd'hui sur place ou en téléphonant au 04 78 62 19 79.

Photo : Bibliobox par Sylvain Naudin en licence CC BY-SA 2.0
Illustration : affiche de l'Open Tour 2008 d'après un dessin de L.L. de Mars.

Journée handicap et numérique pour les professionnels de la médiation numérique le 17 avril

logo déficience visuelleL'Espace Numérique de la bibliothèque de Lyon Part-Dieu inaugure un nouveau cycle de rencontres dédié à la culture numérique pour les personnes en situation de handicap. Nous proposons au cours de ces séances de partager nos astuces, outils et découvertes personnelles accessibles... Le Web les yeux fermés souhaite ainsi faire un point régulier sur les innovations numériques liées au handicap et inviter des intervenants pour en faire profiter le plus grand nombre.

La prochaine séance aura lieu le jeudi 17 avril 2014 de 9h30 à 16h30 autour de la médiation numérique lié au handicap. Cette journée organisée dans le cadre des rencontre des EPN du Lyonnais sera exceptionnellement consacrée à des échanges entre professionnels de la médiation numérique.

L'objectif de cette journée est de faire se rencontrer des acteurs qui souhaitent s'impliquer dans la médiation numérique auprès du public en situation de handicap mais aussi de cartographier les lieux et personnes ressources en région Rhône-Alpes. L'occasion de présenter le groupe Handicap et Numérique de la CORAIA (COordination Rhône-Alpes de l'Internet Accompagné) et les projets retenus par la Région Rhône-Alpes pour améliorer l'accessibilité numérique des EPN.

Pour assister à cette séance, il suffit de vous inscrire sur cette page doodle.

Attention le nombre de places est limité


Pour plus de renseignements contactez-nous à l'Espace numérique de la Part-Dieu au 04 78 62 19 79. Situé au 3e étage de la bibliothèque, l'EN met à votre disposition des postes Windows 7 connectés à Internet et équipés de la dernière version de NVDA, le lecteur d'écran libre et gratuit. Un poste XP est équipé de Jaws, Zoomtext et Openbook. Notez également la présence dans cette salle d'un téléagrandisseur

Le web les yeux fermés : les tablettes tactiles pour déficients visuels

logo déficience visuelleCe mardi 28 janvier 2014 à 14h nous recevions Hélène Kudzia, responsable du pôle Lire Autrement et sa collègue Sandra Goguey de la médiathèque Marguerite Duras (Paris, 20e). Une douzaine de personnes déficientes visuelles ont ainsi pu partager son expérience en tant que bibliothécaire déficiente visuelle elle-même grande pratiquante de tablette et smartphone pour accéder à des ressources et bénéficier d’applications adaptées.

Présentation du tactile

Les supports tactiles sous iOS de la célèbre marque à la pomme sont plus accessibles que ses concurrents à l’heure actuelle, aussi avons-nous présentés des tablettes et smartphones équipés du lecteur d’écran VoiceOver qui a l’avantage d’être installé par défaut sur ces appareils. Il n’y a donc pas besoin d’installer une application de mise en accessibilité : tout comme le zoom il est installé et mis à jour comme les autres fonctionnalités.

Les participants ont tout d’abord pu découvrir physiquement des supports tactiles de différentes dimensions (tablette, mini-tablette, smartphone): l’écran, les boutons pour régler le son, la sensation du tactile et les modes de navigation au toucher. Notez qu’un petit écran comme un smartphone ou une mini tablette suffit largement pour un non voyant qui aura moins de surface à parcourir pour repérer tactilement le contenu. C’est autre chose pour un malvoyant pour qui la taille de l’écran et la configuration du zoom ont leur importance.

Les raccourcis claviers sur ordinateur sont remplacés par des configurations de toucher pour faire défiler, ouvrir, fermer, parcourir des applications. Par exemple lorsqu’on fait glisser deux doigts sur l’écran de haut en bas, VoiceOver lit le contenu de la page en partant du point où on se trouve : très utile pour lire un livre numérique. L’atelier n’avait pas pour objectif de former les participants à cette technique de navigation mais de découvrir la particularité du support tactile. Cette émission de l’indispensable site Edencast interviewe des déficients visuels qui sont passés à VoiceOver et recueille leur témoignage à ce sujet.

Notez que vous pouvez sur ces mêmes tablettes et smartphones disposer de Siri, un assistant personnel qui vous permet de commander à la voix des actions comme ouvrir et utiliser les fonctions de vos applications, dicter du texte ne pas avoir à le taper sur le clavier virtuel. Cet outil nécessite néanmoins d'être connecté à Internet pour vous donner accès à ces fonctionnalités.

Des applications qui facilitent le handicap

Handirect a publié en août 2013 un article sur les applications qui facilitent le handicap : des ressources et outils gratuits ou payants dédiés à une fonction qui s’avère très utile pour les personnes en situation de handicap. Hélène a présenté certaines de ces applications qui utilisent la géolocalisation et l’appareil photo des tablettes :
  • Ariadne GPS (environ 6€) permet de vous localiser et de découvrir la rue où vous vous trouvez.
  • Plus onéreux, Blindsquare (environ 22€) est un portail collaboratif qui vous permet également de vous repérer et de découvrir les lieux intéressants aux alentours depuis le réseau social Foursquare.
  • Grâce à l’appareil photo de votre tablette, Taptapsee (gratuit, en anglais) identifie l’objet que vous avez photographié en se connectant à une banque d’images. Redoutable mais nécessite de connaître l’anglais et d'être connecté à Internet.
  • Dans le même esprit CamFind est gratuit et en français et permet de conserver l’historique de vos identifications.
  • LookTel Money reader (environ 9€) utilise également l’objectif photo de votre appareil pour visualiser et déterminer les billets de banque. Hélène a fait une démonstration avec un billet généreusement prêté par un participant et pas de tour de magie : l’application a reconnu et vocalisé la somme en euros. Notez que cela fonctionne avec de nombreuses monnaies régulièrement augmentées par les mises à jour, des pesos mexicains jusqu’aux zlotys polonais !
Les tablettes au service de la lecture

Sur les bases de données en ligne il n’est pas toujours simple de gérer la recherche d’information comme la lecture des fichiers en fonction du support (PDF, ePub, DAISY…). Deux applications se complètent pour vous permettre de lire facilement des ouvrages numériques, même les PDF (si, si… mais des PDF texte uniquement) :
  • iBooks (gratuit) transforme votre iPad ou iphone en liseuse. Vous pouvez ainsi télécharger le livre et le lire directement dans votre application qu’il soit en format epub ou PDF-texte.
  • VoiceDream Reader (environ 9€) une application très appréciée par les DV au regard des commentaires de cet article qui permet de lire les livres audio comme les MP3 bien sûr mais aussi bénéficie des fonctionnalités du format Daisy !! Votre iPad est donc opérationnel pour les livres des bibliothèques numériques spécialisées comme Eole.
Hélène a terminé cette séance en beauté avec la démonstration de la Scanbox, une petite chemise cartonnée qui une fois dépliée devient une boîte pas comme les autres : vous installez votre tablette sur la boîte en veillant bien à positionner l’objectif de l’appareil vers l’intérieur de la boîte où vous avez posé vote document à scanner. Votre tablette-smartphone se transforme en scanner parfaitement horizontal pour numériser dans les meilleures conditions possibles. A noter comme le montre cet article d’Handimobility que la scanbox fonctionne avec iOS et Android.

On se rend bien compte avec la démonstration d’Hélène que la tablette apporte des fonctions personnalisées et des facilités supplémentaires mais qu’elle nécessite tout de même une prise en main particulière pour naviguer dans les menus et les applications. Complémentaire de l’ordinateur pour un certain nombre d’usages, la tablette a un bel avenir devant elle pour les personnes en situation de handicap.

Pour en savoir plus

Prochainement dans le Web les Yeux fermés

La prochaine séance aura lieu le jeudi 17 avril 2014 de 9h30 à 16h30 autour de la médiation numérique lié au handicap. Cette journée organisée dans le cadre des rencontre des EPN du Lyonnais sera exceptionnellement consacrée à des échanges entre professionnels de la médiation numérique.

L'objectif de cette journée est de faire se rencontrer des acteurs qui souhaitent s'impliquer dans la médiation numérique auprès du public en situation de handicap mais aussi de cartographier les lieux et personnes ressources en région Rhône-Alpes. L'occasion de présenter le groupe Handicap et Numérique de la CORAIA (COordination Rhône-Alpes de l'Internet Accompagné) et les projets retenus par la Région Rhône-Alpes pour améliorer l'accessibilité numérique des EPN.

Pour assister à cette séance, il suffit de vous inscrire sur cette page doodle.
Attention le nombre de places est limité.

Pour plus de renseignements contactez-nous à l'Espace numérique de la Part-Dieu au 04 78 62 19 79. Situé au 3e étage de la bibliothèque, l'EN met à votre disposition des postes Windows 7 connectés à Internet et équipés de la dernière version de NVDA, le lecteur d'écran libre et gratuit. Un poste XP est équipé de Jaws, Zoomtext et Openbook. Notez également la présence dans cette salle d'un téléagrandisseur

Retour sur l'atelier Wikipédia: les Femmes Invisibles

Logo Mind The GapElles étaient huit geeks ultra motivées à s'initier samedi dernier à la création d'articles Wikipédia, accompagnées de cinq "wikipidiens" et d'un animateur. L’atelier fut ponctué de discussions mouvementées autour du sexisme, de l’objectivité des savoirs et de l’usage inégalitaire des technologies. L’objectif de la séance –publier des ébauches d’articles sur des femmes illustres et oubliées – a été rempli in-extremis et au prix de quelques sueurs froides pour l’animateur...

Cet atelier de contribution collective s’inscrit dans une série d’évènements visant à encourager les femmes à s’emparer de la technologie wiki et œuvrer à un partage des connaissances moins inégalitaire. En France, cette séance succède à celle organisée à la Cité de Sciences et de l’Industrie le 31 janvier dernier (source).


Pourquoi si peu de contributrices à Wikipédia ?

Les participant-e-s ont longuement discuté du « fossé de genre » parmi les contributeurs (80 à 90% d’hommes) et des raisons pouvant l’expliquer. Notre éducation genrée a été pointée du doigt : la valorisation asymétrique de qualités chez l’un et l’autre sexe tend à dévaloriser le travail des femmes et leurs capacités dans le domaine des sciences et des technologies. Sue Gardner, directrice générale de la Wikimedia Fundation, met en cause les parts inégales de temps libre dont disposent les hommes et les femmes pour naviguer sur le web (source). Selon les contributrices elles-mêmes, c’est un mépris des thématiques dites « féminines » qui pousse certaines femmes à abandonner le projet Wikipédia (source).


Mise en pratique : la liste des grands réalisateurs britanniques

L’article « Cinéma britannique » propose une liste des plus grands réalisateurs. Une seule réalisatrice y figure : Hettie MacDonald, à qui l’on doit Beautiful Things. Elle est également la seule de la liste à ne pas avoir son propre article dans l’encyclopédie...
Afin d’appréhender l’outil d’édition, les participantes ont reçu comme consigne d’ajouter six réalisatrices à la liste incriminée :


  • Antonia BirdPriest
  • Laura MulveyRiddle of The Sphinx
  • Andrea ArnoldFish Tank
  • Lynne RamsayWe Need To Talk About Kevin
  • Phyllida LloydThe Iron Lady
  • Sally PotterLa Leçon de Tango


Cet exercice a donné lieu une fois de plus à un débat agité : qu’est ce qu’un « réalisateur important » ? Sur quels critères se base-t-on ? Il a été suggéré de supprimer totalement la liste pour son manque d’objectivité. Une participante a rappelé que le but de l’exercice était précisément d’améliorer l’objectivité de l’article et de redonner une visibilité à des artistes dénigrées. Au final, l’exercice restera ouvert et nous laissons aux wikipédien-nes le choix d’améliorer ou non cette liste 100% mecs !


L’atelier s’est conclu par une séance d’écriture marathonienne : quatre ébauches d’articles ont été créées en moins de vingt minutes grâce aux ressources de la bibliothèque !


Nous invitons chacun-e à participer au-delà de l’atelier en complétant ces articles et en créant de nouvelles ébauches... en attendant la création d'un club wiki à la bibliothèque?


Merci aux wikipédiens pour leur présence bienveillante et merci à Mayanne et Clémentine de l'association H/F: égalité hommes/femmes dans les Arts et la Culture d'avoir enrichit le débat.



Bibliographie Artistes Femmes (proposée par Sylvie Tomolillo du Point G):



Wikipédia: les femmes invisibles?

Affiche de Rosie the riveterL’Espace numérique de la Part-Dieu organise samedi 15 février un atelier pour apprendre à écrire sur la célèbre encyclopédie participative. L’occasion également de contribuer à l’enrichissement de portraits de femmes illustres.


Il parait que sur Wikipédia n’importe qui peut écrire n’importe quoi... Et c’est armé de cette méfiance que la plupart des internautes utilisent cette encyclopédie, 6ème site le plus visité au monde en 2013.


Yes, we can... (source)

Les encyclopédies ont-elles un sexe ?

S’il n’est pas rare de tomber sur un article incomplet ou erroné, le bouton « éditer » permet à chacun de modifier en temps réel le contenu des articles. Une communauté très active de wikipédiens permet au système de s’autoréguler et de mettre à disposition des internautes un contenu sans cesse amélioré. Du moins, en théorie… Car l’objectivité des articles semble compromise par une disproportion énorme au sein des contributeurs : seulement 16% serait des femmes ! Pour le WikiWomen Collaborative, une organisation bénévole qui encourage les femmes à s’investir dans le projet Wikipédia, ce fossé entre contributeurs et contributrices impacte directement le contenu des articles.

Wikipédia, un monde de mecs ?

Dans sa tribune « Le sexisme de Wikipédia envers les femmes auteures », Amanda Filipacchi pointait du doigt la « ghettoïsation » des romancières américaines, progressivement effacées de la liste des « Romanciers Américains » vers la sous-catégorie des « Romancières » : un phénomène d’invisibilisation bien connu qui exclue les femmes des panthéons et du patrimoine collectif. Depuis sa parution, l’article d’Amanda Filipacchi a permis un débat chez les wikipédiens et les romancières ont vu leurs noms réhabilités dans la liste généraliste. La liste des « romancières » est quant à elle resté : elle constitue un champ d’étude à part entière, liée à l’histoire spécifique des femmes artistes. Un autre exemple au hasard - francophone celui-ci : la liste des réalisateurs britanniques. Les réalisatrices s’y comptent sur les doigts… du doigt. Et tant pis pour Andrea Arnold, primée à Cannes en 2009 !


Séance d'écriture collective sur Wikipédia (Source)


Globalement, les articles dédiés aux personnalités féminines et à l’histoire des femmes sont incomplets ou renvoyés vers des sous-catégories. Parmi les solutions imaginées, il y a celle de l’« edit-a-thon » : des ateliers collectifs qui permettent de former de nouvelles contributrices et d’améliorer collectivement le contenu des articles. En octobre dernier, un groupe de professeures de l’université de Brown (parmi lesquelles la biologiste féministe Anne-Fausto Sterling) ont organisé sur ce principe un « edit-a-thon » dédié aux femmes scientifiques :

«Elles ont rassemblé des douzaines d’étudiants et de professeurs cette semaine [...], pour les former à l’ajout et l’édition de pages Wikipédia. Elles leur ont aussi fourni des listes de suggestions de femmes à ajouter, de fiches à corriger ou de celles qui manquaient de détails, ainsi que des liens vers des sources.» (source: Slate)


C’est sur ce modèle qu’aura lieu le 15 février à l’espace numérique de la bibliothèque de la Part Dieu un atelier de formation à l’édition d’articles Wikipédia, atelier dédié aux femmes illustres – artistes, scientifiques, philosophes... Une liste de personnalités oubliées sera proposée aux participant-e-s ainsi qu’une sélection d’ouvrage provenant des collections liées à l’histoire des femmes. Une occasion de mieux comprendre ce « fossé de genre » ou « gender gap » et d’œuvrer, à notre échelle, à un meilleur partage des connaissances.


Samedi 15 Février De 16h à 18h

- Venez vous former à l’édition d’articles Wikipédia
- Rédigez, complétez et corrigez collectivement des articles dédiés aux femmes illustres.
- Découvrez le centre de ressources sur le genre et les collections dédiées à l’histoire des mouvements des femmes.

Gratuit, sur inscription (ouverture 15 jours avant la date de l’atelier) au 04 78 62 19 79