Imagho sur DeezerL'arrivée de plateformes en lignes, de webradios et de sites de diffusion officiels sur le web a profondément modifié l’accès à la musique. Il y a encore quelques années, animer une soirée privée consistait à amener sa pile de CD, puis uniquement son lecteur mp3 relié à la chaîne, désormais un ordinateur connecté à Internet permet grâce aux plateformes en ligne de préparer sa playlist (compilation de titres) et d’assurer sa soirée. Bien sûr ce tableau n’est pas si idéal et automatique, la technique reste encore très préoccupante dans cette facilité d’accès (problèmes techniques, artistes peu ou pas présents dans la banque musicale de la plateforme …) mais la dématérialisation existe, elle a déjà commencé.

Lastfm, Deezer, Jiwa ou Seeqpod diffusent légalement des morceaux disponibles en payant des droits comme toute radio ou diffuseur de musique auprès d’un public (radio, salle de concert, bar-restaurant et même votre coiffeur) ou passent des accords avec des partenaires ayants droits (majors, label …). L’internaute peut écouter en ligne un ou plusieurs morceaux et même exporter un petit lecteur sur son propre site afin d’illustrer musicalement un article, de faire connaître à d’autres internautes ses morceaux préférés … mais sans payer de droit de diffusion.

Depuis quelques mois certaines plateformes françaises sont revenues sur certains services gratuits en limitant l’accès à certains titres, en supprimant l’exportation des morceaux sur son site et en obligeant l’internaute à s’inscrire pour bénéficier des services. Le succès de ces plateformes est analysé de près par l’industrie du disque, Jonathan Benassaya, fondateur de Deezer ne donne pas d’autres explications : On a besoin de rassurer cette industrie car sans eux on ne peux pas vivre (source PC Inpact.com).

Dogmazik est une plateforme qui a pris le partie de la musique libre. Les artistes s’engagent à proposer gratuitement leur musique en écoute et téléchargement gratuit. Le credo : « faîtes découvrir votre musique à des milliers de visiteurs quotidiens ».

La plateforme en ligne se résumerait-il à danger « téléchargement » contre « visibilité des artistes indépendants » ?