Vive la culture numérique !

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Le Web et la musique : conférence en ligne !

La conférence du jeudi 5 mars 2009 Le web et la musique, une révolution est disponible sur le site Internet de la bibliothèque municipale de Lyon en format audio et vidéo. Vous pouvez désormais télécharger la conférence en format audio ou la visionner en format vidéo.

Intervenants :
Gérard Guibaud, créateur de We Are Unique Records, label indépendant toulousain.
Jean-Louis Prades (alias Imagho) et Mickaël Mottet (alias Angil), artistes engagés sur Internet et produits par le label We are Unique Records.
Kim, Musicien multi-instrumentaliste, grand explorateur des possibiltés du web.
Gilles Rettel, Chargé de cours dans de nombreuses universités, spécialiste du rapport entre la musique et les nouvelles technologies, il anime le blog formations-musique.

Alors que commencent aujourd'hui à l'assemblée les débats sur la loi Création et Internet dite loi Hadopi, nos intervenants évoquent les nouvelles pratiques musicales générées par le web et exposent leurs moyens de s'attribuer cette révolution. Fin des supports, évolution nécessaire des droits entre SACEM et licence globale, nouveaux modèles économiques, affirmation d'un lien privilégié entre les auditeurs et les artistes ... Loin du tout répressif, la conférence est l'occasion d'affiner la situation de la musique et la valeur ajoutée d'Internet.

Entre la conférence et le débat avec le public, vous pourrez assister à une session concert d'Angil, rediffusée légalement sur notre site (pour savoir pourquoi, suivez la conférence !).

Discographie : retrouvez à la bibliothèque municipale de Lyon les albums de Kim, Imagho et Angil.

Webzines et réseaux sociaux : les défricheurs de talents

extrait de DaytrotterInternet s’affirme comme une source d’information très importante dans ce domaine la musique n'est évidemment pas en reste. Les rapports entre Internet et la musique ne se résument pas au téléchargement, puisque les fonctionnalités multimédias du web (audio, vidéo) et l’aspect mondialisé du réseau peuvent techniquement permettre aux artistes de se faire connaître beaucoup plus rapidement.

« With a little help from my friends »
De nombreux artistes ont ainsi créés des sites personnels pour informer de leur actualité et mettre en enligne des morceaux ou des vidéos. Ils ont surtout très tôt investi des réseaux sociaux généraux comme Myspace ou spécialisés en musique comme CQFD (le tremplin Inrocks) et Deezer afin de profiter du de l’adage « les amis de mes amis sont mes amis (potentiels ». Parcourir la page Myspace d’un musicien permet de fait de découvrir ses morceaux et des vidéos mais aussi d’autres musiciens inscrits sur sa page.

Nombreux sont les labels et artistes qui utilisent ce vecteur social pour rebondir, diffuser leur actualité à tout un champ d’amis, vendre en ligne leurs albums, voire comme le propose Kim, d’assister à des concerts en tête à tête par webcam ! Peut-on vraiment mesurer l'efficacité réelle de la retombée des réseaux sociaux pour les artistes ?

Journalistes du net
Comment découvrir la musique qui me plaira dans cette masse d’informations ? De nombreux sites web utilisent les spécificités du multimédia pour donner de la visibilité à des artistes méconnus : les critiques d'albums sur Pitchfork (site en anglais dont le succès a donné lieu à la Pitchfork TV), les sessions de concerts à emporter de la Blogothèque et les morceaux enregistrés par les artistes pour Daytrotter sont rapidement devenus des lieux incontournables pour les amateurs de musique pop-rock-electro par exemple.

Les médias presse et radio ont vite investi Internet pour proposer des sélections de sites web et de nouveaux morceaux à écouter : les fameuses sessions de Bernard Lenoir sur France Inter, les sélections de Diapason pour la musique classique ou Jazz magazine … pour le jazz.

Les blogs d'amateurs de folk, classique, world et jazz participent également à la diffusion de coups de cœur, potentiellement à des millions d'internautes (Jazz frisson, Soundroots…). Bien sûr ils utilisent les technologies de lecteurs audio et vidéo exportables sans payer de droits, mettent des liens vers des sites d’achat en ligne et chroniquent des albums ou des concerts afin de les faire découvrir, d’où une certaine tolérance sur ces pratiques.

Plateformes musicales en ligne : je t'aime moi non plus

Imagho sur DeezerL'arrivée de plateformes en lignes, de webradios et de sites de diffusion officiels sur le web a profondément modifié l’accès à la musique. Il y a encore quelques années, animer une soirée privée consistait à amener sa pile de CD, puis uniquement son lecteur mp3 relié à la chaîne, désormais un ordinateur connecté à Internet permet grâce aux plateformes en ligne de préparer sa playlist (compilation de titres) et d’assurer sa soirée. Bien sûr ce tableau n’est pas si idéal et automatique, la technique reste encore très préoccupante dans cette facilité d’accès (problèmes techniques, artistes peu ou pas présents dans la banque musicale de la plateforme …) mais la dématérialisation existe, elle a déjà commencé.

Lastfm, Deezer, Jiwa ou Seeqpod diffusent légalement des morceaux disponibles en payant des droits comme toute radio ou diffuseur de musique auprès d’un public (radio, salle de concert, bar-restaurant et même votre coiffeur) ou passent des accords avec des partenaires ayants droits (majors, label …). L’internaute peut écouter en ligne un ou plusieurs morceaux et même exporter un petit lecteur sur son propre site afin d’illustrer musicalement un article, de faire connaître à d’autres internautes ses morceaux préférés … mais sans payer de droit de diffusion.

Depuis quelques mois certaines plateformes françaises sont revenues sur certains services gratuits en limitant l’accès à certains titres, en supprimant l’exportation des morceaux sur son site et en obligeant l’internaute à s’inscrire pour bénéficier des services. Le succès de ces plateformes est analysé de près par l’industrie du disque, Jonathan Benassaya, fondateur de Deezer ne donne pas d’autres explications : On a besoin de rassurer cette industrie car sans eux on ne peux pas vivre (source PC Inpact.com).

Dogmazik est une plateforme qui a pris le partie de la musique libre. Les artistes s’engagent à proposer gratuitement leur musique en écoute et téléchargement gratuit. Le credo : « faîtes découvrir votre musique à des milliers de visiteurs quotidiens ».

La plateforme en ligne se résumerait-il à danger « téléchargement » contre « visibilité des artistes indépendants » ?

Le web et la musique, une révolution

k7 génératorLa prochaine conférence Vive la culture numérique sera centrée autour des nouvelles pratiques musicales sur Internet. Les débats sur les droits voisins de l’Internet (DADVSI) ont eu tendance à résumer la pratique de la musique sur Internet par le téléchargement et donc, par ce prisme, la mise en péril de la création musicale.

L’apparition de plateforme d’écoutes en ligne comme Lastfm, Deezer ou Jiwa mais aussi de réseaux sociaux appropriés par les artistes comme myspace montrent l’influence d’Internet sur la production, la diffusion mais aussi l'apparition de nouvelles pratiques. De plus en plus de labels et d’artistes s’approprient le web pour faire connaître leurs créations en format audio et vidéo, gérer directement leurs albums via la vente en ligne, avoir un contact direct avec leur public sur des webzines et des réseaux sociaux.

Par ailleurs la création de playlists et de banques musicales directement utilisables sur son ordinateur provoque une dématérialisation de la musique clairement intégrée par une partie du public, surtout sur les nouvelles générations. Finies les soirées avec platines CD, voici venu le temps des lecteurs mp3 et ordinateurs portables connectés en WiFi sur une plateforme en ligne.

Menace ou mutation ? La Bibliothèque de la Part-Dieu vous invite à mieux comprendre le rapport incontournable entre Internet et la musique en présence du label We are Unique Records, les artistes Kim, Angil et Imagho ainsi Gilles Rettel, spécialiste de la musique et des nouvelles technologies.

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Jeudi 5 mars 2009 à 18h30
Auditorium de la Bibliothèque de la Part-Dieu

La conférence sera précédée d'un atelier à 17h à l'Espace numérique de la Part-Dieu : venez découvrir des sites Internet originaux d'artistes ainsi que des plateformes de musique en ligne.